dimanche 2 octobre 2011

Un Heureux Evénement


Barbara et Nicolas forment un couple heureux, dont les sentiments semblent pouvoir résister à tous les obstacles. Plus amoureux que jamais, ils décident de faire un enfant...

Après le succès critique et public de l'excellent Premier jour du reste de ta vie, on attendait avec beaucoup d'envie ce troisième film de Rémi Bezançon. Fidèle à ces précédentes réalisations, celui-ci continue de s'intéresser aux petites histoires du quotidien en abordant cette fois la question de la maternité, peut-être pas si épanouissante qu'on voudrait nous le faire croire...

Clairement divisé en deux parties (avant / après l'accouchement), cet Heureux Evénement nous propose donc de suivre, au côté de son héroïne, chaque étape caractéristique de la grossesse et de la vie de jeune maman. Un cheminement allant de de la rencontre à la crise du couple, et au cours duquel rien - ou presque - ne semble avoir été oublié : conception, test de grossesse positif, annonce au papa, questions inquisitrices de la famille, explosions hormonales, baby blues, sexualité en crise... De cet inventaire un peu laborieux, il ressort un film parfois maladroit et à la construction un peu artificielle.

Il est pourtant bien difficile de nier le côté assez attachant de l'ensemble. Très à l'aise dans ce positionnement entre le drame et la comédie, Rémi Bezançon est inégalable quand il s'agit de filmer la vie. Et nous gratifie une fois encore de très belles idées de cinéma, nous offrant au passage une scène de séduction formidablement inventive. Servi par des dialogues irréprochables, le duo Pio Marmaï - Louise Bourgoin forme d'ailleurs un couple des plus crédibles.

Un film plutôt mineur, mais qu'on aurait du mal à ne pas aimer si tant est que l'on soit sensible au style du réalisateur.

Verdict :

dimanche 18 septembre 2011

Crazy, Stupid, Love


En bref...

Après l'excellent I Love You Phillip Morris, Glenn Ficarra et John Requa nous reviennent avec cette comédie où les mœurs amoureuses des personnages servent de principal moteur narratif. On y suit ainsi les destins croisés d'un mari cocu tentant de devenir un irrésistible séducteur, de sa femme qui couche avec son collègue de bureau, ou encore de son fils, éperdument amoureux de la baby-sitter familiale.

Parce que son sujet est approché de manière assez attendue et un peu moralisatrice, ce film apparaît bien moins fou et irrévérencieux que la précédente réalisation du duo. C'est tout de même très drôle (une scène de pur vaudeville est absolument hilarante) et extrêmement bien interprété : une comédie plutôt fraîche, idéale pour bien finir l'été !

Verdict :

dimanche 11 septembre 2011

dimanche 4 septembre 2011

La Guerre est déclarée


Entre Roméo et Juliette, le coup de foudre fut immédiat. C'est tout naturellement que ces deux-là se lancent dans l'aventure de la parenté et donnent naissance à Adam. Mais l'amour de ce couple est mis à rude épreuve lorsque qu'il découvre qu'Adam présente une tumeur au cerveau.

L'histoire de ce couple devant faire face à la maladie de son enfant n'est autre que celle de Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm. Une démarche autobiographique extrêmement casse-gueule tant le sujet se prêtait au pathos voire au plus pur chantage au sentiment. Mais le film a le mérite de ne jamais tomber dans ce piège : avec tendresse et légèreté, Valérie Donzelli préfère montrer la manière dont ce drame resserrera - autant qu'il l'altèrera - le lien amoureux entre ses deux personnages.

Le problème est que c'est bien là sa seule qualité. S'il est inattaquable par sa sincérité, ce film ne cesse d'étonner par son immense maladresse (voix-off sursignifiante, interprétation douteuse...) et par la vacuité de sa mise en scène. Car finalement, La Guerre est déclarée n'a rien d'autre à montrer qu'une succession chronologique de faits qui, aussi authentiques soient-ils, n'ont intrinsèquement rien d'intéressant.

Il ne s'agit pas un film détestable, loin s'en faut. On sent dans ce projet une réelle générosité, et les quelques touches d'humour disséminées ça et là sont tout à fait appréciables. Mais en portant son vécu à l'écran, Valérie Donzelli a oublié de faire preuve d'imagination dans sa réalisation. Et ce terrible défaut ne pardonne pas : on a parfois l'impression de regarder un reportage familial filmé au caméscope. Le fait est qu'il ne suffit pas de mettre des images bout à bout pour faire du cinéma...

Verdict :

dimanche 28 août 2011

Les Bien-Aimés


En bref...

Les vies de Madeleine et de sa fille, Vera, sont traversées par le tourment amoureux. Telle mère, telle fille. Mais du Paris des années 60 au Londres des années 2000, leurs passions ne sont pas vécues de la même manière...

Christophe Honoré nous propose avec Les Bien-Aimés un mélodrame musical sur l'inépuisable thème de l'amour. Parce qu'il suit les tribulations sentimentales de ses deux héroïnes au fil des époques, celui-ci se distingue par sa dimension romanesque. Avec l'idée que les lumineuses sixties étaient plus propices à l’insouciance amoureuse que notre grisâtre nouveau siècle...

Si l'ensemble est plutôt appliqué, le récit - bien trop long - manque globalement de souffle et ne parvient que trop tardivement à susciter l'émotion. On suit malgré tout Les Bien-Aimés avec plaisir. Très réussies, les compositions d'Alex Beaupain font des passages chantés de vrais petits moments de grâce. Et le duo Catherine Deneuve / Chiara Mastroianni tient toutes ses promesses...

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vendredi 26 août 2011

La Piel que Habito


Depuis la mort de son épouse, brûlée vive dans un accident, le docteur Robert Ledgard travaille à la création d'une peau susceptible de résister aux agressions allant de la brûlure à la piqûre de moustique. Dénué de moralité, il utilise une femme comme cobaye.

Spécialiste du mélodrame, Pedro Almodovar tente avec La Piel que Habito une incursion inattendue dans le thriller. Le réalisateur espagnol y revisite le mythe de Frankestein dans une déclinaison perverse et claustrophobe : bien que l'obsession du docteur Ledgard le pousse à sans cesse améliorer ses méticuleuses recherches sur une femme condamnée à l'enfermement, ses relations avec cette dernière sont aussi teintées d'un érotisme vénéneux.

De là à ce que l'auteur convoque ses thèmes habituels (identité sexuelle, filiation), il n'y a qu'un pas qui est aisément franchi. Le film est certes habité par une tension glacée, physique et sexuelle. Mais lorsque que les liens entre les personnages se dévoilent au fil d'une narration kaléidoscopique, c'est tout un monde de passions familiales attisées par le secret qui prend forme. Comme toujours chez Almodovar, c'est incroyablement tordu voire même too much dans l'empilement des rebondissements.

Mais la caméra du réalisateur espagnol semble ne s'être jamais aussi bien exprimée que sur ce tissu fait d'apparentes contradictions, finalement conciliées à merveille. Précise ou baroque, clinique ou passionnée, la mise en scène s'adapte à chaque phase du récit sans jamais perdre de son unité. La bizarrerie de La Piel que Habito finit ainsi par en devenir sa force première : un film à part, donc, mais plutôt pour de bonnes raisons.

Verdict :

mardi 23 août 2011

Mes Meilleures Amies


En bref...

Ce serait faire trop d'honneur au machin creux et vulgaire qu'est Mes Meilleures Amies que de prendre la peine d'expliquer en détails pourquoi c'est une daube infâme. De toute façon, j'ai déjà assez perdu de mon temps à subir cette purge (une heure tout de même, j'ai craqué à mi-parcours).

Aussi je me contenterai pour une fois de citer un film qui, lui au moins, avait le mérite d'être drôle : "Madame, je n'écrirai rien sur ce film, c'est une merde".

Verdict :